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Avant d'aller plus en avant, je vais d'abord aborder le sujet par une petite explication qui n'est pas sans son importance.
Je propose ici un tutorial pour ceux à qui cela intéresserait de vouloir créer une ruine afin de compléter leur élément de décor. Il est clair que si on parle de ruine, on passe au dessus de toute l'architecture et de la complexité de réalisation pour placer un toit.
Ce genre de bâtiment essentiellement à ciel ouvert, permettra le déplacement des personnages avec une facilité déconcertante tout en restant un obstacle visuel ou de protection.
Une ruine peut être à la fois un éboulement de mur, un amas de bois d'une veille cabane en bois mais aussi d'une maison qui à succomber aux temps, aux intempéries et aux guerres.
Il faut aussi savoir qu'une ruine peut servir de position défensive ou de retranchement, si celle ci est bien étudiée.
Là, cela devient un intérêt commun pour le jeu du SDA, car si on peut se battre dans les bois ou sur un terrain de campagne, l'intérêt de faire d'une ruine un point stratégique à prendre ou à défendre, augmente la capacité à générer divers scénarios beaucoup plus passionnant les uns que les autres.
Mais assez parlé, rentrant dans le vif du sujet, voulez vous...
Dans l’ordre chronologique de réalisation de Bâtiment à thème pour la table de jeu d’Osgiliath, la Taverne est la seconde des réalisations que j’ai crée.
Au départ, ce petit bâtiment de commerce avait un rez-de-chaussée qui comprenait une salle publique avec les tables pour les voyageurs assoiffés et une pièce servant de cuisine pour préparer les repas.
Un escalier intérieur permettait à l’aubergiste de rejoindre ses appartements privés à l’étage.
La Guerre étant arrivée, les paisibles résidants ont quitté cette habitation pour aller se réfugier à Minas Tirith laissant à l’abandon leur résidence à l’œuvre du temps et des projectiles des catapultes Orques.
La réalisation de ce petit décor tient au fait qu’il est simple à réaliser de part sa configuration mais qu’il y a la présence d’un petit niveau de difficulté de par le fait de certain élément d’architecture rappelant la culture du Gondor tel les arches ou les colonnes décoratives de soutien aux fenêtres et à la porte d’entrée.

La ruine sera réalisée sur une plaque en bois de type MDF ou ISOREL de 5 mm d’épaisseur ayant les dimensions suivantes : 200 mm x 300 mm, cela afin d'avoir une base solide pour le déplacement de l'élément d'une table de jeu à une autre.

Ici, nous avons le traçage du plan initial sur la planche de support du décor.
Les lignes rouges représenteront les emplacements des murs et des endroits où des piliers seront présent, les accès libre de passage pour les figurines sont marqués aussi par un espace libre entre les portions de mur.
On constatera qu'il y a donc deux accès de passage, un en façade et un autre en arrière.
En quelque sorte, une entrée et une sortie. J'estime qu'il faut lors d'une bataille, toujours avoir un plan de rechange ou une porte de sortie et puis stratégiquement, le fait d'avoir plusieurs accès oblige aussi l'adversaire à ce déployer pour effectuer des manoeuvre de contournement. (Jamais facile quand on subit des tirs d'archers qui sont bien protéger)

Il est à noté que les lignes des murs sont placés à 20 mm de chaque bord de la planchette, ceci afin de donner l’impression qu’il y a un petit trottoir.
Ne pas négliger ce détail et faire en sorte que ce paramètre sois pris en compte pour d'autre bâtiment par la suite, car lorsqu'il vous arrivera de placer deux bâtiments l'un contre l'autre, ce trottoir de 2 cm donnera un effet de ruelle de 4 cm de large.
Un petit travail est recommandé avant de commencer sa construction: Ce travail consiste, lorsque vous avez établi les plans sur la planche de support qui accueillera votre petit décor, à casser la régularité des angles de la planche en les arrondissant à l’aide d’un papier de verre, au mieux, avec une ponceuse électrique.
Avant :

Après :

Ne vous fiez pas à l'apprence de ce petit arrondi d'angle lorsque deux bâtiments seront accolés l'un contre l'autre, cela donnera l'impression d'un écoulement pour l'évacuation des eaux usées.
Stade basique de la construction, la pré découpe des murs latéraux qui seront retravaillés par la suite…

Sur les cinq photos qui suivent, vous aurez pas à pas tout le processus de traçage et de découpage des portes, fenêtres et Arches.
Ici je vais vous donner quelques mesures auquel je m’en tiens de manière standard….
Porte : 30 mm de large x 40 mm de haut (Pour porte standard rectangulaire)
Si celle-ci possède une arche, envisagez 45 mm de haut avec 15 mm de rayon pour la courbure de l’arche.
Les fenêtres : 20 mm de large x 25 mm de haut
Le châssis bas de la fenêtre doit être à au moins 15 mm du sol.
Les créneaux : 5 mm de large x 25 mm de haut
Le châssis bas de la fenêtre doit être à au moins 15 mm du sol.
Les grandes arches : 40 mm de large x 55 mm (voir 60mm)
La courbure de l’arche est de 20 mm de rayon.
Les hauteurs de marche d’escalier sont de 5 mm et les hauteurs de pierre sont de 10 mm.
La hauteur des murs : 70 mm (Standard obligé pour tout les bâtiments si on désire obtenir une ville d’architecturalement homogène)
Lorsque que le traçage est effectué, je prend deux morceaux de bois de hauteur équivalente (ici, c'est du carton plume) et un scalpel de modélisme (ou un cutter).
Attention: Prenez garde à ce que la lame ou la pointe ne soit pas émoussée.

Le travail de découpe commence par la mise en place des deux morceaux qui vont servir de support à la découpe...
Lorsqu'il faut tailler, il faut parfois faire glisser le cutter de haut en bas, les supports permettent une aisance de travail.

Je dégrossis toujours par les formes rectangulaires qui sont les plus faciles à enlever ...

Par la suite, avec de la patience, je découpe les autres arrondis. A faire calmement sans se presser...
Au mieux s'est fait calmement, aux mieux le résultat de vos arrondis seront presque parfait!

Le travail suivant demande de la précision et de la méthode, et c'est ma petite touche perso...
Il s’agit en fait de faire des mini entailles pour enlever une ligne de carton plume afin de donner au mur les jointures des pierres et des briques.
La technique que je vais reprendre du tombeau de Balin est celle-ci :
Dés que le traçage est fait sur l'élément au fin feutre noir, on doit obtenir la vision général du mur...

A l’aide d’un scalpel, on utilise la pointe afin des entailles à un angle approximatif de 45° par rapport à la pièces.
Les entailles doivent suivre les traits indiqués et veuillez à prendre votre temps pour le faire, cela vous évitera des coupures inutiles.

Pour des raisons pratique et ergonomique, je vous conseillerai de tourner la pièce pour enlever les bavures au scalpel en utilisant la même technique expliquée précédemment.

Après enlèvement des différentes bavures, voici le résultat donné.
Cet aspect n’est que basique, car il faudra imaginer cela par après avec l’apport de la peinture texturée ainsi que la coloration au brossage qui sera fait par-dessus,… mais nous n’en sommes pas encore là pour l’instant.

Nous appliquons donc à nouveau cette technique sur les éléments de la ruine et voici ce que cela donne...
Avant :

Après :

Attention: Il est important de faire cela recto verso. Et oui, dans une ruine, les murs se voient aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. C'est une des raisons pour lesquels certain concepteur d'élément de décor à caractère urbain préfère réaliser des habitations sans toit amovible, car cela les soulage de refaire deux fois le travail.
Les diverses colonnes qui serviront de décoration architecturale à la façade ont été crée à partir d’une tige de balsa de 5 mm de diamètre. Cette taille est gardée pour les chambrant de portes et de fenêtre.
Coupée à la hauteur demandée, chaque pièce placée ne fera qu’augmenter l’aspect visuel d’un rappel de la culture Gondorienne d’Osgiliath.

A ce niveau de travail on peut considérer que la façade principale de l’entrée de la taverne, au point de vue ouvrage, est terminée.

Une photo de test avec personnage à l’appui permettant de se donner une idée globale du décor.

Lors des assemblages des différentes parties de mur, il faut parfois retravailler les coins afin d’avoir une continuité et une liaison avec les jointures des pierres ou des briques de chaque pièces.
Afin d’avoir une stabilité entre les pièces lors de cet examen, vous pouvez vous servir d’épingle pour faire tenir vos éléments debout.

Dés lors si "TOUT" les éléments correspondent entre eux, vous pourrez passer au stade du collage.
Pour les colonnes des grandes arches, il n'y a rien de plus simple encore une fois, mais l'utilisation de vos muscles vous sera demandée...
D'abord prendre un guide 90° et une petite scie à bois, ensuite tu achètes des chevilles en bois de 4 à 5 cm avec un diamètre de 8 mm.

Ensuite, à 90° en enlève les embouts arrondis afin d'obtenir un embout plat...
Au besoin en est, n'hésitez pas à passer un petit coup de papier de verre.

Après avoir découper des chevilles à 30 mm à bout plat, et réaliser des petits carrés de 10x10 mm en carton plume de 5 mm d'épaisseur, vous êtes prêt à passer à l'assemblage...

Encore une fois, vérifier bien la jointure de vos pièces avant le collage final...

Ici nous pouvons constater que cela ne pose pas trop de problème de correction...

Passez dés lors au stade de l'assemblage et du collage à proprement dit...

Sur les deux photos suivantes, vous verrez comment je réalise un escalier.
Tout d’abord je construis une infrastructure latérale et perpendiculaire au sol qui sera amené à supporter les surfaces planes et horizontales.

Quand celle-ci est construite, je place les différents éléments qui vont servir à élever l’escalier en commençant toujours par la première marche.

Une règle d’or : « Ne jamais coller ! Placer et tester, ensuite et si, seulement si, cela convient, coller ! »
Sur les trois prochaines photos, vous verrez la phase globale de finition sous tout les angles vous permettant de vous donner l’idée complète sur cet élément.

Bien sur, à cela sera rajouté deux ou trois autres petites pièces pour la complémentarité architecturale de cette ruine...

... tel des morceaux de planches ou de pierre. D'ailleurs et à ce propos, veillez à ne pas trop en mettre car il faut aussi penser aux déplacements des figurines...

Devinez qui est l’ennemi le plus redoutable des tables de jeu et des figurines qui est le plus grand par son ampleur mais aussi par son infime petite taille ?
Réponse : la poussière !
Celle-ci peux gâcher la beauté d’un décor lorsque celui-ci n’est pas protéger adéquatement.
Dans le cas de grandes tables de jeu fixe lorsque l’on ne joue pas avec, il est conseillé de les protéger avec une fine toile en plastique transparente qui la recouvrira totalement.
Dans le cas d’un élément modulable tel que celui-ci, cela peut être rangé facilement dans une armoire, donnant ainsi l’occasion d’être protégé hors de la poussière lorsque l’on ne fait pas de partie sur une table de jeu.
L’avantage aussi de ce type d’élément, c’est la facilité d’être transporté d’un point à un autre et éventuellement de créer une vaste ville avec des autres éléments d’autres joueurs(*).

(*) Note : Il est important que les différents joueurs se mettent d’accord sur une échelle d’hauteur standard lorsque ceux-ci créent leurs éléments de décor.
Lorsque nous avons plusieurs bâtiments avec la particularité d’être déplacé à sa guise sur une table de jeu, cela nous donne un angle d’optique plus large dans le sens où chaque bataille rejouée ne sera jamais la même.
Un bâtiment peut être placé d’une certaine façon lors d’une partie et forcément placé d’une autre lors d’une autre partie ultérieure.
Un exemple flagrant sur les deux photos qui suivent vous permettra de vous montrer comment d’une rue large, où une armée en rang ou de la cavalerie aurait accès, on peux passer à une ruelle étroite représentative à un véritable coupe gorge pour le soldat qui s’y engagerait.

Dans ce cas ci, les deux bâtiments ont été rapprochés afin de n’avoir plus qu’un pâté de maison séparé par une petite ruelle d’une largeur à laisser passer un homme à la fois.
Ce genre de positionnement permet aussi de lancer des passerelles entre les bâtiments donnant la possibilité aussi, aux protagonistes, de se battre non seulement au niveau du sol, mais aussi en hauteur pour la prise d’un bâtiment.
Point à retenir : Il est d’une importance capital de s’assurer dans ce genre de projet que les bâtiments auront tous des dimensions standard concernant la hauteur des étages.

Une question fréquente et qui me revient souvent, soit par mail ou par l’intermédiaire de forum divers, c’est « Comment réalise tu le texturage de tes bâtiments ? »
Et bien tout simplement…
En prenant des vieux pinceaux usagés qui serviront qu’à çà, un petit pot rempli d’eau pour diluer les pinceaux dés que j’en ai plus besoin, un chapeau de bombe de couleur pour mélanger ma texture, un petit bâtonnet pour mélanger les différents composants, un pot de pierre ponce (Marque : Vallejo) et un pot de Compaktuna.

Non repris sur la photo, des vieux journaux pour protéger votre table de travail, des vieux chiffons pour essuyer les dérapages éventuels et un petit pot de couleur pour la coloration de la texture.
La part de mélange se fait dans le couvercle de la bombe avec une part de pierre ponce, deux parts de Compaktuna et deux ou trois gouttes de couleur (Le « Black Chaos » est conseillé car si à l’application vous aurez une texture grise, en séchant, celle-ci deviendra noire.)
Mélangez les différents composants avec le petit bâtonnet jusqu’à ce que vous avec une pâte homogène semi liquide/semi solide grise.
Nous allons donc commencer par préparer la texture.
Pour cela nous pouvons nous fixer à l’un des deux type de mélange suivant : soit 1/3 – 2/3 ou ¼ - ¾.
Dans le couvercle recyclé de la bombe de couleur, nous allons y verser 1/3 (1/4) de pâte à pierre ponce (1), sur laquelle nous allons y rajouter 2/3 (3/4) de Compaktuna (2).
Afin de donner une teinte de travail, avec le petit pot d’acrylique noire, nous allons rajouter au mélange initiale, quelques gouttes de couleur (3) pour enfin mélanger le tout avec la spatule afin d’obtenir un mélange de pâte colorée uniforme, mi-liquide/mi-solide. (4)
Votre peinture texturée est prête à l’emploi.

Appliquez la texture avec vos vieux pinceaux sur vos éléments et laissez sécher.
Lors du texturage de la Taverne comme pour la maison du Noble commerçant, j’ai veillé à ne pas mettre de la texture sur les planchettes de balsa.
Cela est important car les planchettes de balsa garderont ainsi leur effet naturel de strie et de nœud représentatif au bois lorsque ces petits éléments seront peints et brossés.

Les phases suivantes seront la sous couche en primaire « Black chaos » (en bombe) et enfin la mise en couleur par brossage successif de « Codex Grey », « Fortress Grey » et « Skull White ».
Les boiseries, planches, etc…. seront travaillée avec du « Scorched Brown » et « Bleached Bone »
Dans certains creux particuliers de pierre, j’envisage même d’y placer un point de colle blanche avec un peu de flocage d’herbe verte ou brune afin de donner l’effet que les ruines sont anciennes et que la végétation tente de reprendre ses droits….
Et voilà la résultante finale...

Voilà pour ma part, je pense avoir fait le tutorial de mes connaissances avec mes secrets de fabrication le plus complet...
Pour le reste, tout est là, c'est à vous de jouer...
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